Réflexes archaïques

Qu’est-ce que sont les réflexes archaïques ?

Les réflexes archaïques sont présents dès la conception à environ 1 an après la naissance de l’enfant. Le développement du bébé se fait grâce à des mouvements réflexes, involontaires et non contrôlés, qui s’activent en réaction à des stimulations extérieures. 
Ils permettent au bébé de bouger dans le ventre de sa maman et, après la naissance, de se nourrir (réflexe de succion), se manifester (via le réflexe de MORO par exemple) et se développer (s’agripper, grâce au réflexe palmaire, se retourner du dos sur le ventre, marcher à 4 pattes… etc). Chaque réflexe a un rôle à jouer dans le développement de l’enfant et, une fois sa mission accomplie, le réflexe évolue et n’est plus censé être actif dans le corps de l’enfant.
Il arrive cependant, pour diverses raisons, que certaines étapes de développement du bébé soient raccourcies, voire inexistantes, ne permettant pas ainsi la bonne évolution des réflexes qui vont alors rester actifs dans le corps de l’enfant à un âge où ils ne devraient plus l’être. Ces réflexes persistants peuvent ensuite être la cause de difficultés quotidiennes dans les apprentissages et le comportement.

1ers Pas en Équilibre - Praticienne RSEM
Méthode RSEM - Réflexes archaïques

La méthode RSEM

La méthode RSEM ® (Rééquilibrage Sensoriel, Emotionnel et Moteur) a été développée par Mme Maisonneuve.
Elle nous explique que les difficultés rencontrées quotidiennement par certains enfants, à l’école ou à la maison, peuvent avoir des causes purement physiques.
Elles peuvent en effet faire suite à des étapes de développement de la petite enfance qui ont été raccourcies, ou qui ne se sont pas faites du tout, ne permettant pas ainsi de construire un équilibre corporel, sensoriel et émotionnel nécessaire au bon développement et au bien-être de l’enfant.

La méthode Maisonneuve, qui est une approche globale, va donc s’attacher à construire cet équilibre général en reprenant toutes les étapes de développement de la petite enfance en lien avec l’évolution des réflexes archaïques.

Déroulement du suivi de la méthode RSEM

Après un bilan initial, qui permettra de déceler la persistance des réflexes archaïques, la méthode RSEM permettra d’agir sur ces réflexes par le biais de mouvements et de stimulations sensorielles dosés et ajustés aux besoins de l’enfant.
Ces mouvements et/ou stimulations seront réalisés à la maison avec l’aide des parents, qui seront les acteurs sécurisants du mieux-être de leur enfant.
Les rendez-vous auront lieu toutes les 6 à 8 semaines afin de mesurer les effets du mouvement et de le faire évoluer.
Effectués de manière régulière, et sur une courte durée (10 minutes par jour environ), ces mouvements doux se révèleront efficaces et les progrès apparaitront rapidement.

Réflexes archaïques

Différents profils d'enfants concernés par des réflexes archaïques persistants

TDAH

Les réflexes archaïques persistants peuvent être la cause de troubles de l’attention (TDA/H) car ils sont responsables de tensions corporelles qui empêchent l’enfant de se concentrer et peuvent, par exemple, le pousser à bouger constamment (se lever de sa chaise ou gigoter) afin de soulager ses tensions.

Coordination, motricité fine et troubles DYS

Le développement incomplet des réflexes archaïques n’a pas permis à l’enfant d’avoir accès à son plein potentiel, ce qui peut affecter les apprentissages tels que la lecture, le calcul, la coordination/motricité, l’orthographe ou l’écriture.

Problèmes de comportement

Les tensions et l’insécurité interne générées par la persistance des réflexes archaïques peuvent être à l’origine de difficultés relationnelles et/ou de comportements inadéquats. L’enfant pourra par exemple se refermer sur lui-même ou avoir un seuil de frustration très bas générant des conflits et un climat familial tendu.

Hypersensibilité

La persistance des réflexes archaïques empêche les systèmes sensoriels de traiter correctement les informations qui leur arrivent, impliquant ainsi un état de tension et de stress interne. L’enfant peut alors présenter une hypo ou une hypersensibilité.

Problèmes liés à la parole

Un développement incomplet des réflexes de la sphère orale peut être à l’origine de certains troubles du langage. D’autres réflexes peuvent, par exemple, être la cause, d’un mutisme sélectif, trouble qui affecte la parole mais qui est considéré comme un trouble anxieux et non comme un trouble du langage.

Problèmes de concentration

La sensibilité (tactile, auditive, visuelle) liée à la présence des réflexes archaïques peut être responsable de problèmes de concentration chez des enfants qui ne sont pas forcément diagnostiquées TDA/H (troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité).